Arlette de Huy

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Histoire, légende

Extrait du Patrimoine Normand''Texte en italique'' N°82 par Stéphane William Gondoin ( in: Magazine « Le Patrimoine Normand » fiche 37808):

Un corpus de textes datant du XIIIe siècle, prête à Arlette des origines situées dans la vallée de la Meuse. Le premier à évoquer cette affaire, est le moine cistercien Aubri, de l'abbaye de Trois-Fontaines (Marne), qui parle du « diocèse de Liège à côté de l'abbaye de Florennes (Belgique), dans un village que l'on nomme Chaumont. » Un certain Maurice, chanoine du Neufmoustier de Huy (Belgique), complète : « D'autres disent, et principalement les anciens de Huy, que Herbertus le pelletier et son épouse, Doda ou Duwa, étaient des bourgeois de Huy, tenanciers aux vieilles brasseries du marché de Huy, quand avec leur fille et tous leurs biens ils émigrèrent en Normandie. » Philippe Mousket enfin, un auteur laïc résidant à Tournai (Belgique), baptise le père du nom de « Sohier », contraction de l'ancien français « escohier » signifiant pelletier….http://www.patrimoine-normand.com/index-fiche-37808.html

Toujours est-il qu’Arlette de Huy, appelée Herlève à l’époque, à peine arrivée à Falaise en Normandie, séduisit, à l'âge de 14 ans, le jeune Duc Robert le Magnifique, qui la prit pour concubine. Un enfant naîtra à Noël 1027: le célèbre Guillaume d'abord appelé "le Bâtard", puis plus tard "le Conquérant", futur roi d'Angleterre, fondateur de toute la dynastie qui y règne encore de nos jours… Ne pouvant épouser une "roturière", Robert lui donna pour époux Herlouin de Conteville. Ils auront trois enfants. Arlette décèdera vers 1050 et sera inhumée dans l'Abbaye de Grestain fondée par son mari à Falaise.

Généalogie succincte d'Arlette de Huy
Fontaine Arlette de Huy en Mounie à Huy
  Extraits du roman "ARLETTE" de Freddy Van Daele/ 2004 préfacé par l'Historienne hutoise Chantal du Ry: 

Page 2 "Introduction générale"

Quand en été 1004, il y a exactement mille ans, Fulbert le Pelletier et Ode la Nonnette vinrent se marier devant Notre-Dame de Huy, le couple avait déjà décidé qu'il lui faudrait bien 9 années d'amour au lieu des 9 mois habituels pour donner la vie à celle qui allait devenir une des Grandes Dames du onzième siècle. D'ailleurs, à Florennes, une sorcière barbue avait croisé leur chemin et tout prédit, ou presque…Leur fille Arlette m'a été présentée amoureusement par beau-coup de vieux moines-chroniqueurs, d'abbés, de trouvères, de prieurs, de chapelains et autres chanoines… Et par combien d' historiennes et d'historiens ! Arlette n'est pas un prénom latin. En irlandais, il veut dire "promesse" et je l'aime, ce prénom, comme j'aime le personnage, comme vous aussi vous aimerez Arlette.Ce sera la faute à Raoul Glabert, à Odéric Vital, à Guillaume de Jumièges, Guillaume de Poitiers, Benoît de Saint More, Wace , Benoît, Robert de Torigni, Richard de Cirencester, Francis Baix, Philippe Mousket, Guillaume de Melmesbury, Maurice de Neuf-moustier, Albéric de Troisfontaines, Sir Francis Palgrave, D. Spencer Hines, Inger E.Johansson, Vaughan Sanders, G.H.White, David R.Bates, D.C.Douglas, Michel de Bouärd, Gilles Henry, Elisabeth M.C.van Houts et Chantal du Ry, et à tous les autres! Ce sera la faute à un pelletier florennois, à une novice écossaise et à une sorcière calvimontaise. Et un peu ma faute à moi: j'aime les contes de fées, qui furent mes premiers livres, mes premiers films, mes premières chansons. C'est la faute à l'époque. Il faut dire que je suis aussi d'un autre siècle………Qui m'aime me suive au Haut Moyen Age!

Page 47, le départ vers la Normandie:

Fulbert a en effet continué à s'informer sur ce but qu'il s'est déjà fixé, à questionner les marchands, les marins, les pèlerins et quand il dit qu'il va donner un coup de main au port, il y va aussi, et surtout, pour donner un coup de pouce à son nouveau rêve. Il sait qu'il ira revoir son grand frère à Falaise. Doda finit par se réjouir d'aller montrer aux siens "son" Ecosse, même si la famille là-bas l'a reniée. Les enfants, le grand Walter, le petit Osbert et la petite Arlette s'apprêtent à faire bientôt leurs adieux aux amis:-"Ne soyez pas tristes pour nous, l'aventure nous appelle, nous irons apprendre Colin-Maillart aux Normands et, qui sait, nous reviendrons certainement tout vous raconter, si cela en vaut la peine, évidemment". La grande décision est enfin prise et la préparation du voyage durera plus d'un an.C'est le lundi 11 avril 1020 que l'on se met enfin en route. Le lourd bateau de 30 mètres est tiré hors de l'Apleit par deux chevaux bruns, amarrés l'un à la proue, où se tient un marin muni d'une gaffe, et l'autre carrément au mât. Par un plan incliné, les animaux remontent sur la berge de cette rive droite et empruntent la route vers Namur. On parcourt environ 300 mètres et lorsque l'on jette un dernier coup d'œil vers l'arrière, on voit que la ville a déjà disparu dans la brume du matin, la foule d'amis, ce ne sont plus que de vagues silhouettes confuses que l'on voit s'agiter. La Tour Basin, elle, est bien là, on distingue même là-haut, sur le chemin de ronde du château, les soldats qui déambulent. D'un coup, tout s'en va, on est sous le pont, on aperçoit le ciel à travers les planches de son tablier de bois. La Meuse tourne subitement vers la droite et Huy est partie.


Galerie

Bibliographie

Michel de Boùard-Guillaume le Conquérant-Fayard/1984

Gilles Henry-Guillaume le Conquérant-France Empire Monde/2011

Freddy Van Daele-Arlette-AVD.Hosdent/2004 roman historico-légendaire préfacé par Chantal du Ry/ 2 éditions (français et anglais)

Freddy Van Daele- B.D.Arlette de Huy/2007 bande dessinée artisanale

Elisabeth Van Houts-The origins of Herleva, mother of Guillaume the Conqueror-English Historical Review 101/1986