Vallée du Nesson Ouffet

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La Vallée du Nesson

Un ruisseau et son ru

Discrets et donc méconnus dans l'Entité d'Ouffet


Si la plus grande partie de la population d’Ouffet et d’ailleurs, connaît le Néblon et sa superbe vallée, nous nous étonnons du peu de personnes qui, s’ils savent parfois où se trouve la vallée du Nesson, ignorent très souvent que celle-ci doit son nom à un discret ruisseau.

Il nous semble intéressant de remédier à cette lacune.

Pour ce qui est du Néblon, de nombreux articles, études et publications diverses ne manquent pas, nous ne nous attarderons donc pas sur ce sujet, du moins pas dans l'immédiat.

La remise et la pompe avant 1950, c'est à cet endroit que se trouvait une des sources de l'étang de la Grand-Place

Par contre, à notre connaissance, peu de choses ont été rapportées sur le Nesson en tant que ruisseau.

Son histoire est étroitement liée au ru qui descend d'Ouffet vers Jenneret.

Suite à nos recherches dans les archives et les témoignages recueillis au cours des années 2000 auprès des responsables des chantiers lors de la modernisation et du renouvellement des égouts rue du Perron, de la Haïre et d’une partie de la Grand-Place, une source de ce ru ou du moins l’une d’elles, se situe non loin de l’ancien presbytère au pied d’un haut mur de pierres de calcaire prolongé par une remise adossée au talus, abri aujourd'hui disparu.
A cet endroit se trouvait également une pompe en fonte qui a été remplacée par une bouche d’incendie.

La Place de l'Étang vers 1900, actuelle Grand-Place en 2018

L’eau de la source, après un périple souterrain, contribuait avec les eaux de ruissellement à alimenter l’étang qui jadis occupait la Grand-Place.

En cas de pluies exceptionnelles, les caves de ces habitations étaient régulièrement inondées.

La commune d'Ouffet entreprend de gros travaux d'égouttage en 2012.
Une percée souterraine d'une capacité plus importante est réalisée depuis la Grand-Place pour aboutir de l'autre côté de la rue du Bout au lieu dit Terre de Boue.
Sauf trombes d'eau exceptionnelles, ces travaux se révèlent efficaces, les habitants du centre du village ont désormais les caves au sec.

Comme dit plus haut, l'aqueduc débouche à ciel ouvert en face de l’ancienne résidence du docteur Paul Stasse à quelques mètres de l'autre côté de cette route qui nous mène vers la Vallée du Néblon. Une trentaine de mètres plus loin, le filet d'eau se glisse à nouveau dans une canalisation de deux cents mètres qui, au niveau de la Ferme du Bout, se faufile dans un étroit passage entre celle-ci et la Nationale 638 qu'il traverse à nouveau pour arriver en amont de la station d'épuration.

Il est important de rappeler que ce petit ruisseau n’évacue pas seulement les eaux de ruissellement mais également l’égouttage des rues du Village, du Perron, de la Haïre, de la Grand-Place, des rues du Bout, Sauvenière, de Temme, du Thier de Lovreux, du Tôt, du Doyard, d’une grande partie de la rue de Hamoir, du Petit Ouffet et de quelques maisons de la rue des Pahys. Ce bassin représente donc en surface la partie la plus importante du village.

La vallée du Néblon étant une zone de captage d’eau alimentaire d’une grande importance, ce ru fait donc depuis 1992 date de sa mise en service, l'objet d'un passage obligé par une station d'épuration qui lui barre la route.

En cas d'afflux trop important, la station étant calculée pour un volume maximum à épurer, un système de barrage établi sous la surface du sol envoie le surplus de liquide directement à la sortie de l'infrastructure. Il est évident que les quantités à traiter dépendent largement de l'importance des pluies qui peuvent dans notre région varier de un à trente pour un à cinquante dans la région de Sainte-Ode ou le sol est moins perméable.

Le petit ruisseau ainsi formé reprend son petit bonhomme de chemin, cette fois à l'air libre, débarrassé de la plupart de ses impuretés pour le plus grand confort de la nature.

Arrivé au tiers de son trajet il s'aventure maintenant dans des dénivelés plus importants, boisés et sinueux sur un peu plus d'un kilomètre, érodant les berges, bousculant les cailloux, jouant à cache-cache avec les rochers et rebondissant en minis cascades.

A mi-parcours, imprévisible, il franchit une dernière fois la nationale 638 sous le pont de Himbe peu avant le chemin privé remontant à travers bois au hameau du même nom, il se retrouve ainsi de nouveau à droite de la chaussée.

Une trentaine de mètres plus loin, le ru se mélange au Nesson venant des bois de Jenneret. Se mélanger est un bien grand mot car depuis plusieurs années le ruisseau est à sec et ce n'est qu'exceptionnellement lors de très fortes pluies que celui-ci débite encore quelques heures, au mieux un jour ou deux. C'est le petit ravin formé au cours des siècles qui fait la limite entre les communes de Durbuy (Jenneret) et celle d'Ouffet.

En fait, aujourd'hui en 2017, le ru est devenu bien plus important que son confluent!

La pente dévalée, devenu Nesson, le ruisseau s'étire maintenant paresseusement sur 300 mètres en passant derrière l’emplacement de l’ancienne laiterie Saint-Paul de Nesson et sous l’imposant pont du même nom dont le parapet métallique est parfois pris à partie par des automobilistes distraits ou le plus souvent trop pressés.

Encore une cinquantaine de mètres et il rejoint son grand frère, le Néblon, pour d'autres aventures que nous avons bien l'intention de vous raconter un jour...

Le Moulin de Nesson

Le Nesson avait également son moulin, construction dont il ne subsiste aucun vestige.

« molerdinum de Nochon juxtam villam de Uffey » dit l'acte du 26 mars 1260 par lequel le chapitre de Saint-Martin à Liège le cède à Jean, prêtre et chanoine d'Ouffet.


Diaporama du ruisseau et de son ru


Diaporama de la vallée du Nesson


Diaporama de la Laiterie Saint-Paul de Nesson


Le film de la Laiterie Saint-Paul de Nesson.

Voir le film


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