Château d'Ouffet

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Le château d'Ouffet

Ce que nous apprend l'inventaire du patrimoine immobilier culturel Wallon

Photo Stéphane de Potter 2018

Château-ferme d'Ouffet.

A proximité de la Cour de Justice, englobant un donjon du XVIe siècle ouvert sur la basse-cour, belle demeure du XVIIe siècle, agrandie et transformée au XVIIIe siècle, constituant la partie la plus ancienne de l'ensemble, exploitation en moellons de grès et calcaire avec donjon au sud-est.
La «tour, jointive à une maison en pierre» est mentionnée déjà en 1314, alors que Jacques dit Le clerc d'Ouffet en fait relief.
Accès jadis directement à l'étage par une porte cintrée, sur piédroits chaînés.
Rares et petites baies d'origine, à linteau droit, autrefois protégées par des contrevents.
Porte basse au niveau du r.d.ch., autres fenêtres refaites tardivement. Traces de petites ouvertures chaînées à l'arrière.
Dans le prolongement du donjon, ancienne grange à entrée charretière cintrée, rebouchée, et étables sous fenil aux ouvertures à linteau droit transformées.
Travée droite en moellons de calcaire réglés, percée de baies rectangulaires à piédroits harpés, du 2e quart du XVIIIe siècle.
Maçonnerie réglée à l'arrière également.
Porte du XVIIe siècle à linteau droit sur piédroits chaînés et double rangée de jours d'aération. Autres percements récents.
Étables sous fenil transformées au sud ouest.
Petites baies anciennes conservées à gauche.
Bâtière de tuiles en sud. Cour fermée au nord-est par un petit bâtiment remanié, appuyé contre la façade du château et couvert d'un Mansard percé de lucarnes à fronton triangulaire. Ancienne remise à voiture.
Ouverte sur le parc, façade sud du château en plusieurs temps, unifiée par un badigeon jaune paille. Maçonnerie de briques sur soubassement de moellons (sauf pour le donjon englobé à gauche. Deux niveaux et demi de grandes baies à linteau droit de hauteur dégressive. Porte précédée de deux volées d'escaliers convergentes bordées d'un beau garde-corps en fer forgé. Baies rectangulaires également en façade nord.
Contre le pignon sud-est, tour carrée aux faces limitées par des chaînes d'angle harpées. Traces des percements du XVIIe siècle conservés à l'est : baies à traverse aux deux premiers niveaux, petite fenêtre à linteau droit sous la toiture. Appuis prolongés en bandeaux continus.
Pavillon d'ardoises surmonté d'un clocheton carré puis d'un couronnement pyramidal à bulbe, avec belle girouette en fer forgé.
Contre la face nord, curieuse construction en moellons prolongée par un «chevet» à deux pans. Peut-être ancienne chapelle? Percements à linteau droit du début du XIXe siècle. A l'est du château, importante grange en briques sur soubassement de moellons de calcaire. A gauche, entrée charretière cintrée. Autres ouvertures à linteau droit. Bâtière d'ardoises. Début du XIXe siècle.


Un peu d'histoire

Note : sur les documents officiels du XIXe, Loets, sur les sépultures, Lohest

Le BaronJoseph de CALWAERT, baron, (1815-1877) épouse Marie-Isabelle de MODAVE de MASOGNE (1812-1841) et se remarie avec Félicité de LOETS de TRIXHE (1817-1887). Ils ont une fille unique, Caroline, et occupent le château depuis ????
Joseph de CALWAERT décède en 1877 et sa veuve vend la propriété la même année, voir les documents ci-dessous.

Adolphe Aurèle VALCKENAERE (Bruges 12.04.1826_Ouffet 23.07.1896) époux d'Adélaïde PLASSCHAERT vend son hôtel de maître à Bruges et acquiert le château et une grande partie des terres cette même année 1877.
Il achète également d'autres terrains avec l'aide de son beau-frère Pierre FERMONT, voir les documents ci-dessous.
Adolphe Aurèle VALCKENAERE et son épouse résident au château. Il décède le 23 juillet 1896 en son château d'Ouffet.

Adolphe Aurèle VALCKENAERE a deux filles : Valérie décède en bas âge et Caroline (1854-1893), épouse Emile DEKENS (1840-1903).
Le couple a une fille, Gabrielle, née à Etterbeek le 24 octobre 1886. Elle perd sa mère à l’âge de sept ans et vit principalement à Ouffet.
Gabrielle épouse le 9 juin 1908 Edgar de POTTER d'INDOYE, écuyer, et s'installent à Harzé. Gabrielle, en effet, hérite en 1906 du château de sa cousine Louisa FERMONT.
Pendant la guerre 14-18, toute la famille se retrouve à La Haye. Edgar est un des responsables de la Croix-Rouge de Belgique.
NB : Cette période de guerre à Harzé et le rôle joué par Edgar à La Haye sont parfaitement décrits par Jean-Marc Havelange dans son livre « Stanislas va revenir » L’histoire de Stanislas Flohimont, soldat volontaire (14-18) Collection P.A.C. Aywaille.

Le couple loue, pendant plus de vingt ans jusqu'en 1946, la propriété au Baron Charles de RADZITZKY d’OSTROWICK né le 29 février 1884 à Liège, décédé le 23 avril 1969 à Marenne, marié le 5 août 1907 à Habay-la-Neuve à la Baronne Jeanne de BONHOME née le 15 septembre 1887 à Habay-la-Neuve et décédée le 10 mai 1935 à Marenne.
Ils ont huit enfants, sept sont nés à Ouffet dont Henri de Radzitzky d'Ostrowick, né le 3 décembre 1919, mort au combat à Zandvoort (Hollande le 9 octobre 1944) durant la guerre 40-45.

Edgar de POTTER d’INDOYE (1877-1924) et Gabrielle DEKENS (1886-1949) ont six enfants dont Etienne qui suit :

Étienne Ghislain Vincent Emile de POTTER d'INDOYE, écuyer, volontaire de Guerre 1940-1945, né à Etterbeek le 8 février 1921, épouse à Bruxelles le 8 juin 1946 Antoinette Marie Madeleine Emma THYS, née à Dalhem le 8 septembre 1927. Ils s'installent le 20 avril 1948 et exploitent la ferme jusqu'au début des année 1990. Il est un des premiers à réussir l’acclimatation du bétail nivernais en Belgique. Étienne Ghislain Vincent Emile de POTTER d'INDOYE décède à Ouffet le 15 mai 2003, son épouse occupe le Château jusqu'à son décès le 26 février 2018.


  • En 2020, un nouveau propriétaire entreprend d'importants travaux toujours en cours en ce début d'année 2022.


Les fermes et les exploitants

Le 21 mai 1897, Pierre Antoine Oscar MERCIER né le 17 août 1860 à Fairon et son épouse Marie Caroline GILTAY née le 12 octobre 1863 à Sprimont(mariage le 14.05.1891) quittent Comblain Fairon pour venir s'installer dans la maison indépendante du château au N°40, actuel N° 13 où ils resteront jusqu'au 16 juin 1908 avant d'aller à Hamoir.

Ils seront remplacés par Lambert Joseph RENAVILLE né le 3 février 1851 à Chambralles (Aywaille) et son épouse Marie Elisabeth GODEAU née le 9 mai 1865 également à Chambralles (mariage le 1 décembre 1882) qui viennent d'Aywaille le 8 mai 1908. Ceux-ci prennent leur retraite en 1925 et s'installent rue du Perron au N°47 de l'époque, actuel N°8. Pour info: nous trouvons leur fils, Lambert Joseph RENAVILLE à la ferme du château de Himbe.

Vient de Sart (Poulseur) le 27 avril 1925, Alphonse Joseph GRUSLIN né le 20 juillet 1866 à Pouhon (Ernonheid) époux de Marie Françoise Hubertine FOUARGE née le 6 juillet 1870 à Aywaille (mariage le 11.11.1899) Ils arrivent à Ouffet avec cinq fils et une fille:

- l'aîné des fils, Emile Joseph Alphonse GRUSLIN épouse le 7 septembre 1905 à Xhoris Régine Hermine Emile QUOILIN née le 25 novembre 1906 et s'installe avec ses parents dans la maison indépendante du château (N°40, actuel N°13).

- le second fils, Joseph Constant GRUSLIN né le 4 octobre 1907 à Poulseur épouse le 13 mars 1935 Simone Hubertine LALLEMAND née le 29 juin 1911 à Ouffet et s'installe dans une partie du château, l’autre est toujours occupée par le Baron Charles de RADZITZKY d’OSTROWICK.
En 1914, la maison de la ferme est construite afin d’y accueillir la famille car celle des RADZITZKY s’agrandit.

- La fille, Marie Hélène GRUSLIN épouse Barthélemy LALLEMAND, voir la ferme d'Odeigne.

Les familles GRUSLIN-QUOILIN et GRUSLIN-LALLEMAND quittent dépendances et château en 1947 pour s'expatrier au Canada respectivement en 1949 et 1950.


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