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Feu de la St-Jean au Mont Falise de 1974 à 2004
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Dans la tradition chrétienne, le 24 juin est le jour de fête de saint Jean Baptiste, le plus important des prophètes, puisqu'il a baptisé Jésus. Pour les scientifiques, cette date marque le solstice d'été: le jour le plus long de l'année. Pour les gens du peuple, voici plusieurs siècles, à l'époque ou le paganisme était la règle, c'était l'occasion de grandes cérémonies où se mêlaient rites et croyances diverses.
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LE FEU FÉCOND'''
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Solstice d'été: l'apogée du soleil, jadis, était célébrée parce qu'elle devait apporter fécondité et purification.
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Espérant qui un mariage, qui une naissance prochaine, les filles et les femmes mariées sautaient allègrement au dessus du feu, qui représentait l'astre incandescent.
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Le brasier allumé, on y jetait pêle-mêle, dans un rite de désensorcellement, les «macrales» (les sorcières), les chats noirs, les rats, les renards et autres symboles de la superstition.
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Et puis, on vouait aux herbes de la Saint-Jean, ainsi qu'aux cendres du feu des vertus curatives à la fois pour les hommes et pour les animaux, notamment le bétail, auquel on faisait traverser les restes du feu éteint.
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Culte des ancêtres: autour du feu, on plaçait encore de grosses pierres afin que les âmes des défunts puissent venir se reposer.
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Cérémonial très solennel. Il semble que Louis XIV fut le dernier roi de France à respecter la coutume aux racines insondables.

Version actuelle en date du 1 août 2020 à 10:53

'Feu de la St-Jean au Mont Falise de 1974 à 2004'


Dans la tradition chrétienne, le 24 juin est le jour de fête de saint Jean Baptiste, le plus important des prophètes, puisqu'il a baptisé Jésus. Pour les scientifiques, cette date marque le solstice d'été: le jour le plus long de l'année. Pour les gens du peuple, voici plusieurs siècles, à l'époque ou le paganisme était la règle, c'était l'occasion de grandes cérémonies où se mêlaient rites et croyances diverses.

LE FEU FÉCOND

ET PURIFICATEUR

Solstice d'été: l'apogée du soleil, jadis, était célébrée parce qu'elle devait apporter fécondité et purification.

Espérant qui un mariage, qui une naissance prochaine, les filles et les femmes mariées sautaient allègrement au dessus du feu, qui représentait l'astre incandescent.

Le brasier allumé, on y jetait pêle-mêle, dans un rite de désensorcellement, les «macrales» (les sorcières), les chats noirs, les rats, les renards et autres symboles de la superstition.

Et puis, on vouait aux herbes de la Saint-Jean, ainsi qu'aux cendres du feu des vertus curatives à la fois pour les hommes et pour les animaux, notamment le bétail, auquel on faisait traverser les restes du feu éteint.

Culte des ancêtres: autour du feu, on plaçait encore de grosses pierres afin que les âmes des défunts puissent venir se reposer.

Cérémonial très solennel. Il semble que Louis XIV fut le dernier roi de France à respecter la coutume aux racines insondables.